GOSPELTALK CAPTIVER SON AUDITOIRE 1ÈRE PARTIE

 

GOSPELTALK CAPTIVER SON AUDITOIRE 2ÈME PARTIE

 

 

Je me revois jeune adolescent assis chaque dimanche après-midi à la réunion d’évangélisation de notre église. Je me souviens en particulier de certains longs prêches débités d’une voix monotone. Je me disais : Mais pourquoi ce message est-il si triste, si lourd ? 

Au fil des années, après avoir entendu d’innombrables orateurs et prédicateurs lors de toutes sortes de rencontres, je me suis parfois demandé si celui (ou celle) qui se tenait derrière le pupitre était vraiment convaincu(e) qu’il (elle) apportait le message le plus beau et le plus puissant qui soit…

Imaginez que je possède un bijou d’une très grande valeur. Je désire le remettre à une dame âgée qui a prié chaque jour pour moi. C’est le cadeau le plus coûteux que j’aie jamais offert de ma vie. J’emballe le précieux bijou dans du papier journal et me rends chez cette mamie. Je sonne. Elle me reçoit avec un large sourire et je lui dis : « Je voudrais vous remercier pour toutes ces années pendant lesquelles vous avez fidèlement prié pour moi. Voici ce cadeau pour vous exprimer ma reconnaissance ». Je l’embrasse et lui dis au revoir. Cette chère dame tient dans ses mains un cadeau magnifique mais dans un bien triste emballage.

Nous sommes appelés à offrir au monde le plus beau des cadeaux, mais bien souvent la présentation de notre message ne fait vraiment pas envie.

Comment se fait-il que, dans le même temps, des politiciens corrompus, des leaders de la pire espèce, des athées, des prêcheurs de l’islam radical soient écoutés par des multitudes à travers le monde ?

Quelque chose ne tourne pas rond.

L’Église est appelée à célébrer l’art de parler en public. Dieu cherche des disciples prêts à se lever et à parler avec clarté, autorité et créativité.

Il est possible de sortir du cadre rigide des prédications comprenant introduction – 3 points – conclusion.

Il est temps de retrouver la force des histoires pour transmettre le message.

L’art de raconter une histoire (le Storytelling en anglais), comme Jésus le faisait au travers des paraboles, ne doit pas être confiné aux murs des écoles du dimanche. Les histoires, les récits authentiques, sont encore les outils les plus puissants pour transmettre à tout le monde les clés du royaume de Dieu.

Faut-il aussi rappeler que l’art de parler en public, c’est bien plus qu’une sonorisation dernier cri et des PowerPoint sans fin ?

J’ai passé la majeure partie de ma vie à parler en public. C’est le chemin que Dieu m’a donné de prendre dès l’âge de 12 ans. J’ai prêché dans toutes sortes de lieux, depuis les amphithéâtres d’universités anglaises jusqu’aux prisons délabrées et surpeuplées du Cambodge.

Je veux transmettre à d’autres ce que j’ai appris ces 30 dernières années.

J’ai à cœur d’encourager, de former et de soutenir par la prière celles et ceux qui se sentent appelés à communiquer par la parole, en public, le message de l’Évangile.

Il y a partout des orateurs potentiels. Il faut les chercher. Ils méritent qu’on leur donne l’occasion d’exercer ce don de la parole qui brûle au-dedans d’eux.

Bon nombre d’entre eux croient sans aucun doute que l’Évangile est la meilleure histoire au monde, mais ils sont frustrés de ne pas pouvoir le communiquer de façon à captiver leur auditoire.

C’est Dieu lui-même qui oint ceux qu’il appelle pour cette tâche. C’est à l’Église de donner à ces « parleurs de l’Évangile » les outils nécessaires pour accomplir la tâche.

Le comédien et conteur français Alain Combes, que j’ai eu la joie de connaître lors de ma formation à la Pratique et Éthique de la Communication l’an dernier en Suisse, écrit dans son livre : L’oralité de la prédication :

« Tout entier braqués sur le contenu du message délivré, nous portons parfois peu d’intérêt à la manière dont il est – justement – délivré. Pourtant le souci du contenu ne peut exister sans les soucis de la forme orale, de la pratique physique, physiologique et même artistique qui s’exprime dans l’oralité. Le message est porté, formé (ou déformé) par l’énergie du prédicateur, par sa diction, sa voix, son comportement, par l’intelligence et les nuances qu’il donne à travers sa capacité expressive. »

La toute première formation GospelTALK   a eu lieu 2016 à la base de Jeunesse en Mission de Battambang au Cambodge. Puis d’autres formations ont été donné en France, en Colombie, en Malaisie…Ces cours ont permis aux différents participants d’apprendre à préparer un message simple, captivant et original.

GospelTALK tient à équiper le peuple de Dieu à la prise de parole en public de façon à ce que l’auditoire ait envie d’écouter le message jusqu’au bout. Les étudiants apprennent à ne faire passer qu’un seul thème, qu’une seule pensée forte dans leur allocution.

Malgré la pieuvre des écrans, des smartphones et des réseaux sociaux (ou antisociaux !), je crois que l’art de parler en public a encore de beaux jours devant lui. Les célèbres TED Talks, ces dernières années, à travers le monde, en sont la preuve.

L’Apôtre Paul nous rappelle que c’est justement la prédication de la croix qui est « la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » (Romains 1.16).

Comme le très théâtral Billy Sunday qui, il y a un siècle, captivait les foules sans micro, ou Archange, l’évangéliste gitan sans grande éducation qui remplissait les salles parisiennes, ceux qui sauront communiquer la plus belle histoire de l’Histoire ne cesseront d’influencer le cœur des hommes et des nations.

Timothée Paton – Fondateur et Directeur de GospelTALK

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