JOIE ET TRISTESSE EN PICARDIE

Quelle joie de revenir prêcher à Ham, 22 ans plus tard !

C’est dans cette église évangélique que mes parents ont servi le Seigneur pendant plusieurs années. Le frère Raphaël Coulon de la Porte Ouverte en Bourgogne m’a accompagné au cours de cette journée.

Après le Culte, c’est autour d’une bonne table avec les Pasteurs Calabria et Spiess que nous avons partagé le repas.

En fin d’après-midi, Raphael et moi avons repris la route. Nous avons sillonné dans la pluie et la grisaille ces villages perdus de la Somme. Nous nous sommes arrêtés devant ce qui fut la petite assemblée de Péronne que mes parents et des frères et sœurs anglais, à l’époque ont ouvert.

Il ne reste plus rien. C’était la seule église évangélique de cette sous- préfecture et probablement la seule de l’histoire de cette ville. Quelqu’un un jour a décidé de la fermer. Des années de labeur, de prière, de sacrifice ont été investi pour l’implantation de cette œuvre. Il y avait pendant plusieurs années une lumière. La lumière s’est éteinte. Le cœur en peine, nous nous sommes tenus debout dans le froid devant ce qui fut autrefois une église. Nous avons demandé pardon au Seigneur pour la décision qui fut prise par quelqu’un un jour de la fermer et à demander à l’Esprit d’envoyer de nouveau des ouvriers à Péronne.

La lumière s’est éteinte aussi dans un des quartiers de St-Quentin (L’église où j’étais pasteur il y a 25 ans est aujourd’hui une mosquée).

Quand on a tenté d’éteindre aussi la lumière à Ham, les chrétiens ont refusé. Je salue leur courage !

Je n’ai jamais été en faveur de l’esprit de contestation qui prévaut tant en France. Mais la contestation est plus que nécessaire quand une autorité spirituelle décide de fermer un lieu de culte au profit d’une grande église. Le drame d’un hypermarché est la suppression des épiceries de quartier. Le drame d’une ‘Méga Church’ est souvent la suppression des petites assemblées.

Qui va ré-ouvrir en Picardie ces ‘puits que l’on a bouché’, ces ‘sources d’eau’ qui ne coulent plus ? A Péronne, à St Quentin, mais aussi à Montdidier, à Abbeville…

La moisson est grande et il y toujours si peu d’ouvriers.

 

Timothée Paton – L’Info de la Semaine – Le 2 décembre 2019

Mes nouvelles sont publiées sur www.timotheepaton.com

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